L'année dernière au Mozambique
Ils ont vu des trucs fantastiques,
L'été d'avant ils ont eu le temps
De flirter avec l'Antarctique.
Dans leurs projets évidemment
Y a aussi des coins d'Amérique
Qu'ils n'avaient pas encore vraiment
Explorés, des coins idylliques.
Les longitudes, les latitudes,
Ne sont pour eux que platitude,
Ils croisent couramment les tropiques
Avec un œil philosophique.
Les sabirs les plus reculés
N'ont pour eux le moindre secret
Ils peuvent dire sans exagérer:
Nous, la planète, on la connaît.
Va regarder si les laitues
N'ont pas mis leur chapeau pointu
Et rapporte-moi quelques roses
Ça me fait toujours quelque chose.*
Cette nuit nous irons repérer
Le double V de Cassiopée
Mais avant, tu sais ce que j'aimerais?
C'est voir le soleil se coucher
Terre, à chacun tu peux donner
Ce qu'au cœur il veut emporter,
Ça n'est pas dans tes habitudes
De nous nourrir de solitude.
Pareille à un tigre traqué
Tu nous regardes sans parler,
Offrant ta force et ta beauté
Mais aussi ta fragilité.
(Bis)
*Pour un homme:
Je vais te cueillir quelques roses
Tu les préfères à peine écloses.
Même si je n'en laisse rien paraître
Si je ne le crie pas à tue-tête
Je le savais avant de naître
C'est idiot, je sais, c'est très bête:
Je te désire
A en mourir
Tu ne fais jamais rien pour me voir,
Tu ne fais rien que me provoquer
Je finis par broyer du noir
Et je crois que j'en ai assez.
Je te désire
A en mourir
Pourtant je ferais presque tout,
Presque tout ce que tu voudrais
Mais apparemment tu t'en fous
Tu donnes à d'autres tes soirées.
Je te désire
A en mourir
Même si pour toi je n'existe pas
Attends-toi à quelque surprise
Car je n'en resterai pas là
Vaincue, accablée et soumise.*
Je te désire
A en mourir
Je trouverai un jour le moyen
D'inverser la situation
Et tu verras bien qu'à la fin
C'est toi qui perdras la raison.
Je te désire
A en mourir
J'infiltrerai toutes tes pensées
La nuit tu ne dormiras pas
Tu vivras perdu(e), épuisé(e),
Et un jour tu me l'avoueras:
Je te désire
A en mourir
Je sais bien qu'aujourd'hui tu ris,
Au mépris de toute prudence,
Tu ris de toutes ces prophéties
En attendant leur décadence.
Je te désire
A en mourir
Mais je t'en avertis encore
Je hanterai toutes tes nuits
Même si ce n'est qu'après ma mort
Car comme je te l'ai déjà dit:
Je te désire
A en mourir
*Pour un homme:
A endurer que tu me brises.